Le troupeau

Les 4 saisons des prés-salés

Si les prés-salés les mieux identifiés sont ceux qui entourent le Mont Saint-Michel, ce phénomène géographique se retrouve ailleurs. Au nord de la célèbre Baie, huit « havres » se succèdent. Les marées qui les recouvrent chaque mois génèrent une végétation unique, dite halophyte, dont se nourrissent les moutons. Obione, puccinellie, armoise, aster maritime, salicorne,… composent leur menu quotidien.
Relevant du Domaine Public Maritime, ces espaces sont accessibles à tous (promeneurs, kayakistes, cueilleurs, pêcheurs à pied,…) et leur utilisation pastorale est collective, plusieurs troupeaux se partageant le pâturage.

Au fil des saisons, l’horizon offre une palette de nuances végétales. L’immensité du ciel contribue à faire de cet espace un lieu étonnant et régénérant. Le pacte passé avec notre troupeau consiste à les laisser évoluer librement, et assurer leur sécurité à l’approche d’une grande marée.

Au fil des saisons, l’horizon offre une palette de nuances végétales. L’immensité du ciel contribue à faire de cet espace un lieu étonnant et régénérant. Le pacte passé avec notre troupeau consiste à les laisser évoluer librement, et assurer leur sécurité à l’approche d’une grande marée.

Le Mouton Avranchin
Sauvegarde d’une race menacée

Ce mouton se reconnaît à sa tête couverte de laine, ses yeux noirs charbonneux et sa silhouette compacte.
Nous défendons sa réintroduction dans son milieu d’origine, car les éleveurs de prés-salés l’ont délaissé.

Mais la chute des effectifs pendant ces cinquante dernières années ont affaibli la race : l’avranchin contemporain ne possède plus la robustesse, la productivité ni la vitesse de croissance qui ont fait sa réputation au début du XXème siècle. Les races menacées pâtissent du manque de variabilité génétique qui conduit à la consanguinité, c’est pourquoi il faut trouver d’autres méthodes pour les sauvegarder.

Nous avons opté pour le croisement par absorption en prenant comme socle maternel une race très proche, sur laquelle nous amenons chaque année des béliers avranchins. Notre sélection d’agnelles se base sur des critères de rusticité, de capacité avérée à valoriser la végétation, de qualités maternelles et bien sûr de standard de race. Nous avons atteint la quatrième génération et sommes enthousiastes de retrouver la rusticité et la facilité d’élevage qui furent ses atouts autrefois.

Les Bergères

Marion et Stéphanie ne sont pas issues du monde agricole. Néanmoins, leur ancrage dans le territoire normand et leur défense d’une ruralité forte leur permet de faire de la ferme un outils démonstratif de modèle agricole alternatif et diversifié, basé sur un très petit troupeau.
Nous défendons l’alimentation 100 % herbagère, la croissance lente des agneaux, la prise en compte des émotions des animaux, mais aussi la consommation éclairée de viande et la relation ancestrale entre le berger et son troupeau, faite de loyauté et d’obligations mutuelles.

Nous sommes aidées de Gala et Minuit dans la conduite du cheptel : rentrer les brebis avant une grande marée, les changer de parcelles, les faire entrer dans le parc de contention pour des soins, etc.

Ecopaturage

Nos plus belles avranchines sont plébiscitées pour entretenir des espaces verts et servir d’ambassadrices de la race.

Chaque printemps, nous menons certains d’entre elles dans leur quartier d’été, qui sont d’incroyables sites à visiter : le château médiéval de Crèvecoeur-en-Auge (près de Lisieux, dans le Calvados) et le château du Rocher-Portail (entre Avranches et Rennes, en Ille-et-Vilaine).

L’éco-paturage est mode d’entretien écologique des espaces naturels.

Il permet de diminuer l’impact artificiel de l’Homme sur un milieu, et de restaurer une biodiversité dans un milieu dégradé ou inaccessible.

Les réseaux de la Cotentine Moderne

Notre boutique est ouverte les mercredi et samedi de 10h à 18h.

6, rue de la Sainte-Croix
50430 Lessay (Manche / Normandie)
lacotentinemoderne@gmail.com

Les réseaux de laine à l'ouest