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Manifestation des agriculteurs à Paris ? The French paradox...
Manifestation des agriculteurs à Paris ? The French paradox...
Manifestation des agriculteurs à Paris ? The French paradox...

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Published by Stéphanie Maubé -

Grande marée, pleine lune... et concert !

Quand la mer envahi les prés-salés, quand la pleine lune l'éclaire, quand on la contemple en dégustant une bière artisanale et une assiette gourmande locale,.... et surtout quand un étonnant groupe de jazz vient égayer cet instant unique, alors le terroir résonne sous toutes ses formes !

Grande marée, pleine lune... et concert !
Grande marée, pleine lune... et concert !Grande marée, pleine lune... et concert !Grande marée, pleine lune... et concert !

La Planche à Laver est un instrument de musique né à la Nouvelle-Orléans, et c'est surtout le nom du génial groupe de jazz qui sévit gaiement avec cet instrument dans nos contrées !

http://http://laplanchealaver.free.fr/

Grande marée, pleine lune... et concert !Grande marée, pleine lune... et concert !Grande marée, pleine lune... et concert !

La Petite Bergerie

En bordure des prés-salés, la Petite Bergerie est le lieu de repli du troupeau lors des grandes marées, les brebis passent donc la soirée parmi nous !

Le menu que nous avons élaboré avec les produits de notre terroir :

sarrazinade de crudités locales / soupe de salicorne / merguez de prés-salés et ketchup artisanal / dessert de saison (carrot cake, crème de rhubarbe, pommes au four, cheesecake,...)

Grande marée, pleine lune... et concert !
Grande marée, pleine lune... et concert !
Grande marée, pleine lune... et concert !

Après l'effervescence et le rythme endiablé de la Planche à laver, rangement et retour à nos moutons...

Grande marée, pleine lune... et concert !

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Published by Stéphanie Maubé -

C'est en juillet que la synchronisation entre les plantes des prés-salés est optimale ! C'est donc sur ce court laps de temps que j'effectue ma cueillette afin de faire macérer 5 plantes emblématiques dans du vinaigre de cidre pour l’aromatiser et lui conférer cette évocation iodée.

Photos Claude Hubert
Photos Claude HubertPhotos Claude Hubert
Photos Claude HubertPhotos Claude HubertPhotos Claude Hubert

Photos Claude Hubert

Après la cueillette, les plantes sont rincées, triées et rassemblées en petits bouquets : aster maritime, soude, obione, salicorne et armoise maritime, puis mises en bouteille avec du vinaigre de cidre d'une ferme locale.

Belle journée pour une cueillette dans les prés-salés
Belle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salés

Ce vinaigre aux embruns s'utilise pour "cuire" du poisson en carpaccio ou ceviche (mmhhh le poisson frais de la Criée !), ou pour aromatiser une salade marine. Quelle chance, le terroir normand regorge de produits frais pour harmoniser des recettes autour de la fraîcheur de la mer !

Belle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salés
Belle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salés
Belle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salésBelle journée pour une cueillette dans les prés-salés

Quelques points de vente normands :

  • Lessay >> boutique terroir "Les Jambons de Lessay"
  • Cherbourg >> magasin de producteurs "Cotentin Terroirs" (rue La Grande Rue)
  • Port-en-Bessin >> la boutique salon de thé des Filles du Bord de Mer
  • Saint-Sauveur le Vicomte >> "Lait Douceur de Normandie"

Des chefs cotentins qui s'en inspirent en cuisine :

  • Restaurant La Mer (Pirou)
  • La Ferme des Mares (Saint-Germain sur Ay)
  • Caroline Vignaud pour le restaurant éphémère de La Compagnie Ordinaire de la Mer (Port-en-Bessin)

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Published by Stéphanie Maubé -

C'est l'été, la saison où l'effervescence des vacanciers vient égayer le quotidien agricole ! Cette  bonne humeur généralisée booste le plaisir que j'ai à partager mon beau terroir :

Suivez-moi dans les prés-salés !

Mes goûters à la ferme, les mercredi et dimanche, sont l'occasion de se balader pieds nus parmi les moutons, s'imprégner de ce grand espace caressé d'embruns, goûter des plantes sauvages et découvrir l'origine d'un territoire si particulier entre dunes, bocages, marais... et marées !

Photos : Claude HubertPhotos : Claude Hubert
Photos : Claude Hubert
Photos : Claude HubertPhotos : Claude HubertPhotos : Claude Hubert

Photos : Claude Hubert

Toutes les infos pratiques :

Suivez-moi dans les prés-salés !

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Published by Stéphanie Maubé -

Dans la mouvance des « légumes oubliés », il existe un engouement un peu snob pour les anciennes races d'élevage, celles qui peuplaient autrefois régions et terroirs de caractères, avant de se faire remplacer par des races dites modernes.

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Pour une ferme bio, il est de bon ton d’élever une race locale menacée car c'est cohérent avec une vraie démarche terroir et de qualité. Cela génère également un discours commercial valorisant (ce qui peut expliquer que l’on trouve parfois des imposteurs !). Mais au-delà de l’argument commercial, pourquoi se lancer dans la sauvegarde d'une race menacée ?

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Si une race est menacée, c’est parce que plus aucun éleveur ne s’y intéresse car elle est nulle… (c’est ce que j’entends souvent) Et c’est presque vrai, à une nuance près (attention, la nuance est en gras) : si une race est menacée, c’est parce que plus aucun éleveur ne s’y intéresse car l’agriculture moderne les a convaincu qu’elle est nulle…

Et comment convainc-t-on un éleveur qu’une race est nulle ? En refusant de lui acheter ses bêtes au motif que les carcasses ne sont pas calibrées pour l’abattoir ou les barquettes du supermarché, ou que l’animal a une croissance trop lente, ou que son métabolisme valorise mal le soja, ou que la viande n’a pas la bonne couleur sur un étal, ou que cette race ne s’adapte pas à l’élevage hors-sol, etc… Un éleveur qui ne vend plus ses animaux court à la faillite, donc il s’adapte et élève les animaux que son client exige. C’est-à-dire le plus souvent des animaux qui grossissent vite et que l’on peut nourrir à moindre coût avec une alimentation médiocre (soja, maïs, résidus,…). Ces animaux-là ont une race définie ? Pas vraiment, ce sont des croisements de races industrielles formatés pour rentrer dans les critères de ce mode d’élevage supersonique au goût interchangeable.

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?
Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Les délicates races locales de Coucou de Rennes, Vache Flamande, Poule Crèvecœur, Mouton de l’Avranchin ou Landes de Bretagne, … qui ont mis des siècles à s’adapter à un terroir et acquérir résistance, rusticité et saveur, apparaissent alors totalement ringardes de point de vue de la rentabilité, et sont balayés de l’élevage professionnel comme des parasites !

Du coup, élevés dans des Conservatoires, ces fantastiques races rustiques se transforment en animaux d’ornement surnourris. La race se maintient, mais n’est plus capables de survivre en conditions naturelles. Ayant perdu ses réflexes de survie, elle ne s’adapte pas aux élevages professionnels (stérilité, maladie, faiblesse,...). L’agriculteur, échaudé par la publicité mensongère sur sa rusticité, finit par s'en désintéresser.

C’est là qu’entre en compte la PASSION, qui permet à un éleveur de s’acharner jusqu’à sélectionner des animaux résistants... au bout de 2 ou 3 générations.

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Du côté institutionnel, on tombe souvent dans l’écueil de vouloir tellement améliorer la race qu’on la transforme en « race moderne universelle » en gommant tous les attributs qui faisaient sa spécificité (spécificités qui freinent sa rentabilité).

On commence par sélectionner les animaux qui valorisent le mieux l’alimentation artificielle (donc on transforme des races « moyennes » en « grandes »), puis ceux à laine blanche et courte, ou sans laine (c’est coûteux à tondre), on rêve d’enlever les cornes et d’introduire le gène culard pour augmenter les gigots. Et au final, on se retrouve avec des moutons copiés-collés ! Avec cette approche, prétendre sauvegarder une race ancienne tout en s’évertuant à la faire rentrer dans le moule de l’élevage moderne, est-ce vraiment la sauver ?

(autant élever directement une grosse race bouchère améliorée en laboratoire, dans ce cas, non ?)

Au passage, il peut y avoir désaccord entre éleveurs et Chambre d’Agriculture (car la Chambre a droit de vie et de mort sur les éleveurs comme sur les races qu'elle doit sauvegarder) quand des techniciens "de bureau" orientent l'avenir de la race selon leur vision… dérapages qui s’avèrent inévitablement fatals aux animaux (soit ils meurent, soit ils ne ressemblent plus à leur race d'origine !)

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Chaque protagonniste défend alors SA vision de la race et on assiste à des scissions de points de vue, des nouvelles analyses de documents historiques, des débats infinis sur le « standard », ou Floch Book, qu’il faut re-re-re-définir, en votant, et décider si les votes se font par ancienneté d’éleveurs, ou par le nombre de bête détenues (un retraité qui élève 10 animaux a-t-il le même poids de décision que le professionnel qui en élève 200 ?), à bulletin secret ou main levée, etc…

Que des conflits d’intérêt humains ! Et pendant ce temps, les éleveurs regardent leurs animaux dépérir sans comprendre pourquoi ils n’arrivent plus à valoriser l’herbe.

Technique suggérée par mon ami Emmanuel, éleveur bio, qui se demande comment réapprendre à ses brebis à brouter de l'herbe, car elles en ont perdu l'instinct...

Technique suggérée par mon ami Emmanuel, éleveur bio, qui se demande comment réapprendre à ses brebis à brouter de l'herbe, car elles en ont perdu l'instinct...

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

Relancer une race menacée, c’est long, coûteux et décourageant, mais c’est aussi un défi enthousiasmant, historique et fédérateur !

Les races locales relèvent du patrimoine immatériel de nos terroirs, de notre identité paysanne donc nos origines à tous. Des siècles de travail de la part de nos prédécesseurs anéantis par 50 ans de vision prétendument « moderne » de l’agriculture ?

C’est un gâchis honteux (l'équivalent de repasser la Joconde à la bombe fluo pour la moderniser), d’autant que ce schéma productiviste est de plus en plus remis en cause au profit d’un mode d’élevage pluriel qui associerait : qualité de viande, gestion des paysages, maillage social, mode de vie décent pour les éleveurs et quête de sens pour l’agriculture française.

(et le monde agricole est demandeur de ces changements !)

N’empêche, heureusement que les coups à boire entre copains nous ont encouragé, consolé, dédramatisé et inspiré, parce que recréer un troupeau prospère d’Avranchines en milieu naturel, c’est un parcours du combattant dont l’alcoolémie ne ressort pas toujours indemne !

Sauvegarder une race menacée, pur snobisme ou véritable enjeu agricole ?

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Published by Stéphanie Maubé -

Soirée festive pour célébrer la Marée du Siècle !

Une soirée terroir et multisensorielle !

Car outre l'observation de la grande marée recouvrant les prés-salés à la lumière de flambeaux, nos yeux ont pu admirer le travail photographique drôle et inattendu de Marie Portier, artiste de Saint-Germain des Prés-Salés ! Nos papilles se sont délectées de la bière locale Les Travailleurs de l'Amer qui avait brassé une Cuvée Grande Marée pour l'occasion, d'une sélection de délices locaux en amuse-bouche et de merguez de prés-salés. Nos oreilles furent réchauffées par le concert intimiste de Lewis Evans, dont la présence généreuse a illuminé la Petite Bergerie, et par la bonne humeur des 350 convives !
Le "bar à couvertures" a révélé toute son utilité, et les cœurs furent réchauffés par cette joyeuse atmosphère.

Merci à ma formidable équipe qui s'est investie ce soir-là, et merci à tous pour cet inoubliable moment de convivialité.

Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !
Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !
Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !

Belles photos de Claude Hubert & Emma Mauvoisin avant la tombée du jour et la montée de (la cuvée) Marée du Siècle !

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Published by Stéphanie Maubé -

Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était
Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était

PS : il faut avoir en tête que le Mouton de l'Avranchin est le mieux choucrouté du monde moutonnesque, et également celui qui a les yeux les mieux maquillés. Si on lui ajoute des velléités d'indépendance, d'anticonformisme et de féminisme décomplexé, on obtient une vraie BB période 60'-70' ! La brebis la plus sexy de France n'est pas une cagole mais une normande.

Vie rurale : la coquetterie n'est plus ce qu'elle était

à suivre bientôt, l'expérience interdite du "no poo" (no shampoo) ! Le postulat : moins on se lave les cheveux, mieux ils se régulent et acquièrent une belle matière, donc leur lavage peut s'espacer de plusieurs mois sans désagrément hygiénique.

(cette expérience devrait bien s'harmoniser avec mon métier qui consiste à me rouler dans la boue et peut aisément se tenter dans une vie au grand air, dénuée de sortie dans des endroits chics...)

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Published by Stéphanie Maubé -

Crinières de bergères : les difficultés insoupçonnées
Crinières de bergères : les difficultés insoupçonnées
Crinières de bergères : les difficultés insoupçonnées
Crinières de bergères : les difficultés insoupçonnées

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Published by Stéphanie Maubé -

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LA COTENTINE MODERNE

"La Cotentine Moderne" est l'exploitation agricole que j'ai créée pour élever des agneaux dans prés-salés de la Manche. J'ai 180 brebis réparties sur 2 sites naturels imergés par la mer à chaque marée. La dimension créative de mon ancienne vie me titille parfois alors j'ai développé diverses activités alternatives liées au tourisme vert et à la valorisation du terroir : visites-découvertes et goûters à la ferme, création d'accessoires en laine, réhabilitation de la race menacée Mouton de l'Avranchin et animations de toutes sortes d'évènements agri-culturels dans ma bergerie !

 

La Cotentine Moderne - Les Salines - 50430 St-Germain sur Ay - 06 60 72 18 52

ACCESSOIRES EN LAINE

Modèles uniques inspirés de l'esprit du littoral, on les trouve dans diverses boutiques le long de la côte, dans ma bergerie lors des visites l'été ou les Portes Ouvertes, et sur demande par mail à maube.stephanie@sfr.fr

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